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Ces maisons qui nous menacent (encore !)

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Si seulement protéger nos proches des éléments pollueurs était si simple…

Nos maisons nous tuent, à petit feu ! Mais avant de vendre la vôtre et d’aller vous cacher sur une île déserte (option qui comprend aussi sa part de risques !), je vous propose ici un second volet d’une série de trois billets axés sur les dangers qui menacent la qualité de l’air de nos demeures. Et ces petits gestes propices à nous aider pour mieux faire face à l’apocalypse !

Nos objets indigestes

Peintures

Selon une étude citée par Protégez-vous, les maisons construites avant 1978 contiennent des résidus de plomb dus à la peinture utilisée à l’époque. La toxicité du plomb est bien documentée, il fut éliminé de l’essence en 1990 au Canada, et peu après dans les peintures. Bon, nous voilà bien partis, me direz-vous ? Pas si vitre ! Ça ne fait que commencer…

Formaldéhyde

Plusieurs se souviendront du scandale du formaldéhyde (MIUF) dans les années 70-80. Si le composé a été banni des matériaux isolants, il subsiste néanmoins dans plusieurs matériaux de construction, à savoir les colles, les vernis, les produits agglomérés, mais également dans… le tabac !

Outre ne pas laisser les gens fumer dans votre résidence (pas même votre belle-mère), Santé Canada recommande une bonne aération des aires à proximité du foyer, des zones de rénovation et de laisser aérer les matériaux concernés (bois aggloméré) avant de les rentrer chez soi (les émanations de ces produits s’atténuent avec le temps).

Poussières naturelles

Les poussières et les éléments biologiques tels les bactéries, la moisissure et les acariens affectent également notre santé. Bien qu’on puisse se procurer de la literie antiacarienne, de bonnes habitudes d’hygiène et un effort pour limiter l’accumulation d’humidité aident en grande partie à éviter le problème. Voir le site de la SCHL pour s’y attaquer.

Produits de beauté

Selon la fondation David Suzuki, le Canada a encore beaucoup de travail à faire quant à la règlementation entourant nos produits d’hygiène corporels. La publication Terra Echo fait mention d’une panoplie de produits chimiques compris dans les cosmétiques. Sans surprise, on y recommande d’utiliser des produits biologiques, qui évitent les composants irradiés ou issus d’OGM, et favorisent l’utilisation de composants végétaux.

Les retardateurs de flammes

Les polybromodiphényléthers (PBDE) sont des composantes à base de brome ajoutés dans les plastiques afin d’améliorer leur résistance au feu. On les retrouve dans les sofas, les appareils électroniques et près du tiers des objets de consommation… (Allo, simplicité volontaire !)

Malheureusement, l’utilisation excessive de ce produit depuis les années 70 fait en sorte qu’on en retrouve désormais des quantités inquiétantes dans le corps humain, tout comme dans notre environnement.

Des trois types de PBDE, deux ne sont plus utilisés au Canada, mais peu de données fiables existent pour les objets importés…

La poussière que l’on respire semble la grande responsable des principales intoxications. On y retrouve des résidus de PBDE issus des textiles et des appareils électroniques. Si l’industrie du produit chimique prend son temps à réagir, de grandes entreprises (notamment Apple, Ericsson, Sony, IKEA…) ont remplacé le PBDE par des produits moins nocifs ou se sont retournées vers le métal pour contrer les risques d’incendie.

Que faire maintenant ?

Outre se débarrasser des produits fautifs, la meilleure approche demeure une meilleure aération des lieux et un entretien régulier des surfaces où les résidus s’accumulent. (Passer moins de temps sur le sofa et plus dehors à prendre l’air n’est pas un mauvais choix non plus!).

Les enfants étant plus sensibles à la toxicité de l’environnement, il faut être encore plus vigilant dans le nettoyage de leur aire de vie.

Pour en savoir davantage, Santé Canada offre un parcours sympathique de votre demeure afin d’y identifier les sources possibles de pollution résidentielle.

Et pour les coeurs solides, procurez-vous gratuitement en ligne (inscription nécessaire) le numéro 8 (novembre 2009) de la revue Terra Echo. Et tâchez de ne pas en faire une dépression…

Dans notre prochain et dernier épisode : Tchernobyl dans notre sous-sol


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